Marco Dorigo : des vidéos artificielles et intelligentes

Marco Dorigo : des vidéos artificielles et intelligentes

Cela fait déjà quelques années que Marco Dorigo – co-directeur de l’IRIDIA, le laboratoire d’intelligence artificielle à l’ULB – participe à des concours vidéos mettant en scène ses recherches. Et il faut dire que son secteur d’activité se prête parfaitement à la réalisation de vidéos. « L’intelligence artificielle et surtout la robotique sont des matières qui rendent très bien visuellement », explique le chercheur.

Les concours en question sont organisés par l’AAAI (Association for the Advancement of Artificial Intelligence). « A la clé, il n’y a pas une grosse somme d’argent à gagner. Là n’est pas notre but à vrai dire. Ce que nous espérons avant tout, c’est de nous faire remarquer par le grand public », continue Marco Dorigo. Les juges de la compétition sont d’ailleurs des experts qui n’insistent pas seulement sur le message et sa véracité scientifique. Ils jugent également la qualité de la vidéo, la qualité de la narration, l’histoire et la technique audiovisuelle mise en avant. « Je pars du principe que le visionnage d’une vidéo demande moins d’effort que le fait de lire une publication scientifique. Du coup, nous obtenons une plus grande visibilité ». On ne contredira pas Marco Dorigo sur ce point. L’une de ses dernières vidéos a déjà été vue plus de 420 000 fois sur Youtube.

Marco Dorigo et son équipe ont déjà été lauréats à trois reprises de ce genre de compétition : en 2007 en présentant leur recherche en morphogenesis, une deuxième en 2011 en délivrant le film intitulé Swarmanoid, et finalement en 2015 avec un short sur les décisions collectives – les trois types de recherches se basant sur la coopération de différents robots pour atteindre une tâche bien spécifique. « Les vidéos ont beau ne durer que cinq minutes maximum, leur production représente un investissement considérable ». Marco Dorigo parle ainsi d’environ 3 semaines de production. Mais en voyant le résultat, on sait que cela en valait la peine…