Sandrine Detandt : Un concours d’orateur au service de sa thèse

Sandrine Detandt : Un concours d’orateur au service de sa thèse

En 2014, Sandrine DetandtCentre de recherche en Psychologie clinique, psychopathologie et Psychosomatique – participait au concours Ma thèse en 180 secondes. Un très bel exercice de com’ né en Australie qui a valu à la chercheuse en sciences psychologiques la 4ème place nationale du concours. Avec un micro fixé à la bouche et un powerpoint en arrière-plan, sans artifice ni matériel, Sandrine avait 3 minutes pour faire découvrir sa recherche doctorale au grand public: la compréhension d’un nouveau modèle « neuropsychanalytique » des addictions. Une entreprise ludique et pédagogique, mais – on s’en doute – pas très simple à élaborer. « Ce qui m’a plu avant tout c’était le challenge. Mais l’idée de sortir du canevas de mes recherches était également très présente. L’année qui précédait le concours, j’étais dans la première année de ma thèse et je me sentais un peu seule. J’avais envie d’interagir avec les autres chercheurs sans devoir leur écrire ou leur parler dans un jargon que moi-même j’avais parfois du055©m houet-ulg - sujet= Ma These 180Sec mal à comprendre », avoue Sandrine.

Si le concours – alors dans sa première année d’existence en Belgique – s’adressait en majorité au personnel facultaire (seulement 20% de l’assemblée se composait de spectateurs hors- universitaires), il a connu un plus grand retentissement lors de la diffusion de plusieurs capsules vidéo sur la troisième chaine de la RTBF. « A partir de cette diffusion, j’ai été contactée par une quinzaine de personnes qui cherchaient à en savoir plus sur mes recherches; principalement, sur la manière dont on pouvait sauver quelqu’un atteint d’une addiction », explique Sandrine. « Plus étonnant, certaines personnes se sont même présentées d’elles-mêmes pour participer à mes tests. Collatéralement, ce concours a donc servi mon recrutement ». La compétition n’aura pas valu une renommée nationale ou internationale à Sandrine, mais la communication, elle, semble être bien passée. « Il faudra encore attendre un peu avant que j’aie mon propre fan club« , plaisante la chercheuse.

Vous pouvez consulter la performance de Sandrine pour Ma thèse en 180 secondes (vidéo).