Suivre des conférences grâce aux hashtags

OLYMPUS DIGITAL CAMERAAu milieu des années 2000, Bruno Danis travaille sur la mise en réseau de données scientifiques sur la biodiversité en Antarctique, via le projet biodiversity.aq. Et tout naturellement, il se tourne vers les réseaux sociaux qui, pour certains, en sont seulement à leurs balbutiements… « La communauté Antarctique a un esprit très collaboratif, les chercheurs ont l’habitude de communiquer de manière ouverte, informelle; nous avons donc estimé que Facebook ou Twitter étaient des plateformes intéressantes pour partager nos connaissances » se souvient Bruno Danis, chargé de cours en Faculté des Sciences (Laboratoire de Biologie marine), ULB.

Quelques années plus tard, les communautés virtuelles restent actives. « Cela dépend des personnalités. Avec certains collègues, je communique par téléphone ou via Skype, avec d’autres, je tweete ou j’échange sur Facebook. Je réserve LinkedIn ou ResearchGate aux discussions plus spécialisées, plus formelles. Auparavant, j’alimentais aussi différents blogs mais je n’en n’ai plus vraiment le temps tandis que poster une photo ou un article sur Facebook ne prend que quelques secondes. Mon réseau social est lié à ma communauté scientifique, nous y parlons biodiversité marine principalement. Assez étrangement, il me semble que les jeunes du laboratoire ne sont pas toujours les plus actifs sur les réseaux sociaux, à moins qu’ils ne soient branchés sur d’autres réseaux… ».

Autre avantage de plateformes telles que Twitter: ils vous donnent l’ubiquité ou… presque.

« Grace au hashtag, j’ai par exemple suivi depuis mon bureau de Bruxelles, en temps quasi-réel, la Conférence du SCAR (Scientific Committee on Antarctic Research) qui a eu lieu à Auckland, en Nouvelle Zélande. C’est la manière la plus rapide d’être tenu informé: les participants dans la salle ne cessent de tweeter ! ».

Suivez Bruno Danis, @marinebiologybe