Twitter: partager entre chercheurs?

Twitter: partager entre chercheurs?

Twitter or not twitter? Chargé de cours à l’Ecole polytechnique de Bruxelles, ULB, Frédéric Debaste a hésité. Et après quelques essais personnels, il s’est lancé il y a environ un an.

Le déclic? « C’est un outil pour voir les recherches menées dans votre domaine et pour attirer l’attention sur vos publications; c’est un canal supplémentaire pour échanger autour d’articles scientifiques ».

« Assez étrangement, dans mon domaine où la pratique est encore peu répandue, au plus près vous êtes, au mieux ça marche: depuis que je tweete, j’ai multiplié les interactions avec des collègues de l’UCL ou de Gembloux par exemple. Nous nous voyons aussi bien sûr mais c’est dans le cadre de réunions thématiques et nous n’avons pas nécessairement l’occasion de discuter de nos articles, par exemple », observe Frédéric Debaste.

Bémols toutefois à Twitter ou aux réseaux sociaux en général : il est difficile de mesurer l’impact et donc d’évaluer le sacro-saint coût (principalement le temps investi) / bénéfice. « J’aime bien ces outils; j’en retire un bénéfice personnel, disons en culture générale; en revanche, l’impact sur mon travail scientifique est plus limité, en particulier parce que le nombre de collègues présents est encore faible. Désormais, je mentionne mon compte twitter avec mes coordonnées. Cet été, par exemple, suite à une conférence à Dakar, j’ai quelques collègues sénégalais qui se sont abonnés » confie le chercheur. Abonnés, abonnements, Frédéric Debaste y travaille régulièrement. Ses tweets sont aujourd’hui suivis par des scientifiques mais aussi des bailleurs de fonds et quelques non-scientifiques intéressés par les questions environnementales sur lequel ses recherches peuvent avoir un impact. Au sein du service TIPs, Frédéric Debaste travaille sur le génie des procédés. Entendez la capacité de passer d’une preuve de concept – la transformation chimique en laboratoire – à la production à une échelle industrielle.

Suivez Frédéric Debaste @fdebaste